En marge du 39e Sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, en Éthiopie, le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a enchaîné plusieurs rencontres bilatérales de haut niveau avec ses homologues africains, axées principalement sur les enjeux sécuritaires et les perspectives de coopération régionale.
Soutien affirmé de l’Afrique du Sud à la RDC
Le Chef de l’État congolais s’est entretenu avec le Président sud-africain, Cyril Ramaphosa. Les deux dirigeants ont échangé sur des questions bilatérales et régionales, avec un accent particulier sur les efforts de paix dans l’Est de la RDC.
Cet entretien intervient au lendemain d’une déclaration officielle du Président sud-africain condamnant fermement l’occupation militaire de certains territoires congolais par l’AFC/M23, soutenu par le Rwanda, dans les provinces du Kivu. Cyril Ramaphosa a qualifié ces actions d’illégales et appelé à des mesures décisives pour restaurer l’intégrité territoriale de la RDC.
Coopération renforcée avec le Mozambique
Le Président Tshisekedi a également eu un entretien bilatéral avec son homologue mozambicain, Daniel Francisco Chapo.
Les discussions ont porté sur les dynamiques sécuritaires complexes auxquelles font face leurs pays respectifs, ainsi que sur les opportunités de coopération dans les domaines sécuritaire, économique et diplomatique.
Les deux Chefs d’État ont échangé des invitations pour des visites officielles, marquant leur volonté commune de consolider davantage leurs relations bilatérales dans un esprit de solidarité africaine.
L’Angola engagé pour une paix durable
Autre moment fort de cette séquence diplomatique : l’entretien entre Félix Tshisekedi et son homologue angolais, João Lourenço.
Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des efforts menés par l’Angola pour parvenir à une paix durable et vérifiable en RDC. Les deux dirigeants ont souligné l’urgence d’opérationnaliser le mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu, destiné à garantir une cessation effective et contrôlée des hostilités.
Ils ont réaffirmé leur attachement au respect du droit international, ainsi qu’à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo.
