Alors que le gouvernement congolais s’apprête à signer un accord de paix avec le Rwanda, l’opposant Alain Daniel Shekomba sort de l’ombre avec une charge explosive. Dans une tribune sans concession, l’ancien candidat à la présidentielle démonte la narration officielle et affirme que la crise dans l’Est du pays est moins une agression extérieure qu’un rejet de l’intérieur.
« Ce conflit n’est pas le fruit d’un plan rwandais, mais une réponse populaire contre la dictature de Tshisekedi », affirme-t-il.
Et de poursuivre :
« Nous attendons avec impatience la signature de cet accord entre un gouvernement que nous considérons comme illégitime et le Rwanda », déclare-t-il d’un ton acerbe. Selon lui, ce moment marquera un tournant: la démonstration que cette guerre ne serait pas imposée par Kigali, mais plutôt le signe d’un soulèvement endogène contre le régime en place.
Shekomba va plus loin, évoquant un possible soulèvement armé démarrant depuis le Katanga qu’il voit comme une étincelle capable d’embraser le pays. Pour lui, l’accord de paix annoncé n’est qu’un écran de fumée destiné à dissimuler l’échec d’un pouvoir déconnecté des réalités du peuple.
Il fustige également « l’aveuglement volontaire » du président Tshisekedi et de son entourage, qu’il accuse de ne pas voir les véritables causes de l’instabilité persistante.
Cette déclaration fracassante intervient alors que la signature officielle du traité de paix est attendue d’ici la fin du mois de juin, après un premier paraphe signé le 19. Kinshasa et Kigali veulent ainsi tourner la page des violences, sécuriser leurs frontières, et tenter de relancer une coopération mise à mal.
