L’enquête sur la tentative de coup d’État du 19 mai 2024 en République démocratique du Congo, attribuée au défunt Christian Malanga, connaît une nouvelle évolution avec l’implication directe des autorités américaines. Selon le journaliste de RFI Pascal Mulegwa, deux agents du FBI se trouvent actuellement à Kinshasa pour un complément d’enquête, pendant que la procédure judiciaire aux États-Unis devrait reprendre en mars 2026 dans l’État de l’Utah.
Cette présence du Federal Bureau of Investigation dans la capitale congolaise illustre la dimension internationale de ce dossier, dans lequel plusieurs ressortissants américains sont poursuivis pour leur implication présumée dans une opération armée visant des institutions congolaises.
Au cœur de la procédure américaine figurent quatre citoyens américains : Marcel Malanga (22 ans), fils de Christian Malanga, Tyler Thompson (22 ans), Benjamin Zalman-Polun (37 ans) et Joseph Peter Moesser (67 ans). Ces derniers font face à des accusations particulièrement lourdes devant la justice fédérale américaine.
Selon les informations disponibles, ils sont poursuivis notamment pour complot visant à fournir un soutien matériel à des terroristes, usage d’armes de destruction massive, attentats à la bombe contre des installations gouvernementales, ainsi que des chefs liés à des faits de kidnapping ou homicide commis à l’étranger.
Les faits remontent à l’attaque du Palais de la Nation et de la résidence de Vital Kamerhe, survenue à Kinshasa le 19 mai 2024. L’opération avait été revendiquée par Christian Malanga, qui avait été abattu lors de l’intervention des forces de sécurité congolaises.
En septembre 2024, un tribunal militaire congolais avait condamné à mort 37 prévenus, dont Marcel Malanga, Tyler Thompson et Benjamin Zalman-Polun, reconnus coupables de participation à cette tentative de déstabilisation. Mais en avril 2025, ces trois ressortissants américains avaient été transférés vers les États-Unis, après une commutation de peine en RDC, pour y répondre à de nouvelles poursuites.
Le déplacement des agents du FBI à Kinshasa, combiné à la relance annoncée de la procédure judiciaire en Utah, confirme l’existence d’une coopération entre Washington et Kinshasa. Les autorités américaines semblent déterminées à approfondir les responsabilités de leurs ressortissants et à finaliser les poursuites engagées dans ce dossier aux ramifications transnationales.
