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SOCIÉTÉ
Roger AMANI, Journaliste-Editorialiste.

Publié le Lundi 20 avril 2026

Nombre de lectures: 174

Affaire Rebo Tchulo : Ce que l’on sait de la vidéo qui enflamme les réseaux sociaux

Depuis dimanche 19 avril 2026, une séquence de moins d’une minute embrase les réseaux sociaux congolais et place la chanteuse Rebo Tchulo au cœur d’une polémique nationale. On y voit un jeune homme, torse nu, fouetté à plusieurs reprises par des individus en tenue militaire dans ce qui ressemble au salon d’une résidence privée à Kinshasa.

Les faits : un vol lors d’un tournage qui dégénère

‎Selon la version donnée par Ezechiel Bwalo, assistant manager de l’artiste, l’affaire remonte à la soirée du vendredi 17 avril 2026. Rebo Tchulo participait au tournage d’un clip sur le boulevard Tshashi, à proximité de la résidence de l’ancien footballeur Shabani Nonda.

‎Au cours de la soirée, un sac appartenant à la chanteuse disparaît. Il contenait, d’après son entourage, des biens de grande valeur : passeports, bijoux en or et diamants, une montre de luxe, une enveloppe de plus de 8 000 dollars et plusieurs téléphones, dont un iPhone 17 Pro Max.

‎Les caméras de surveillance de la résidence auraient permis d’identifier un suspect : le chauffeur du réalisateur du clip. Confronté aux images, il aurait reconnu les faits et restitué le téléphone, mais pas l’ensemble des biens.

La question qui divise : qui a fait venir les militaires?

‎C’est ici que les versions s’opposent frontalement et alimentent la controverse.

‎• Version 1 : Les accusations en ligne : Dès la diffusion de la vidéo le 19 avril, de nombreux témoignages sur Facebook et Instagram affirment que la scène s’est déroulée en présence de Rebo Tchulo et que les actes auraient été commis sur son instruction. Des posts viraux parlent d’un « abus de pouvoir » et accusent directement l’artiste d’avoir « ordonné à des militaires de violenter un civil ».  

‎• Version 2: La défense de l’entourage : Contacté par plusieurs médias, Ezechiel Bwalo rejette catégoriquement cette version. Il parle de « déformation des faits » et de « volonté manifeste de nuire à l’image de Rebo ». Selon lui, après la fuite du suspect, « le bureau du réalisateur aurait sollicité l’intervention d’un officier militaire afin de le localiser ».

‎Le chauffeur aurait ensuite été ramené à la résidence de l’artiste « dans le cadre des démarches visant à récupérer le reste des objets disparus ». Dans cette version, Rebo Tchulo n’aurait donc pas ordonné l’intervention.

‎• Version 3 : La rumeur des 50 dollars : Une autre narration, très partagée initialement, évoquait un simple vol de 50 dollars par un serveur domestique. L’équipe de l’artiste dément et parle d’un montant et d’un préjudice bien plus importants pour discréditer cette thèse.

‎À ce jour, aucune autorité judiciaire ou militaire n’a publiquement confirmé qui a donné l’ordre direct de faire venir et d’employer la force. L’enquête devra établir la chaîne de commandement.

Réactions et suites judiciaires

‎La diffusion des images a provoqué une vague d’indignation. Des juristes et internautes rappellent que « même en cas de soupçon de vol, nul citoyen ne peut se substituer à la justice » et que la présomption d’innocence s’applique.

‎Face à l’ampleur du buzz, le Ministère de la Justice a réagi. Une « enquête a été ouverte » et l’Auditeur général des FARDC a été saisi pour « identifier les auteurs des actes et leurs commanditaires ». Le suspect, lui, se trouverait « en détention dans un lieu non précisé » au moment où l’information a été recueillie.

Les zones d’ombre

‎Trois questions restent sans réponse officielle à ce stade :

‎1. L’identité précise des militaires : appartiennent-ils à la Garde républicaine, à la Police militaire ou à une autre unité?

‎2. Le rôle exact de Rebo Tchulo : simple témoin passive, complice, ou victime d’une machination comme le soutient son camp?

‎3. Le statut du suspect : a-t-il avoué le vol de l’ensemble du sac ou uniquement du téléphone? A-t-il porté plainte pour les violences subies?

‎L’affaire, initialement cantonnée aux pages people à cause de la récente rupture médiatisée entre Rebo Tchulo et l’artiste Innoss’B, a désormais basculé dans le débat sur l’impunité, l’usage de la force et l’État de droit en RDC.

‎Les conclusions de l’enquête militaire sont désormais attendues pour démêler les responsabilités de chacun.

Roger AMANI

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Roger AMANI, Journaliste-Editorialiste.

Publié le Lundi 20 avril 2026

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