Le dossier opposant la justice militaire congolaise à l'artiste Rebo Tchulo s'accélère. Ce jeudi 6 août, le tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema a officiellement ouvert la phase des plaidoiries dans cette affaire à fort retentissement médiatique.
La chanteuse congolaise y répond d'accusations particulièrement lourdes, poursuivie pour des faits présumés liés à l’incitation de militaires à poser des actes contraires aux lois et à la discipline des FARDC.
L'artiste n'est pas la seule au cœur de ce procès. Treize militaires, dont quatre en fuite, comparaissent également devant la juridiction militaire pour des faits présumés de torture, d'extorsion, de concussion et de violation des consignes militaires au préjudice du sieur Platini Sadisa.
La tension est montée d'un cran lors des débats avec l'offensive menée par la partie civile. Estimant que son client a subi de lourds préjudices suite aux violences présumées, la défense exige désormais une réparation financière s'élevant à 250 000 $ US à charge de l'artiste. Avec le lancement des plaidoiries, le tribunal militaire devrait rapidement fixer l'issue de cette procédure très suivie.
Rédaction
