Le processus de dialogue panafricain lancé par l’ancien président sud-africain Thabo Mbeki rencontre des obstacles majeurs, en grande partie dus à l’intervention du président congolais Félix Tshisekedi.
Prévu pour se tenir du 3 au 6 septembre en Afrique du Sud, l’événement est déjà compromis par une série de blocages administratifs et diplomatiques orchestrés depuis Kinshasa.
D’après plusieurs sources, de nombreuses personnalités de l’opposition congolaise n’ont pas pu obtenir leur visa pour Pretoria, malgré les invitations officielles émises par la Fondation Thabo Mbeki. Il semblerait que les autorités congolaises aient discrètement influencé l’administration sud-africaine afin de ralentir, voire empêcher, la délivrance de ces documents. Par ailleurs, certains opposants ont été interceptés à l’aéroport de Kinshasa et empêchés de quitter le territoire.
Aucune déclaration officielle n’a été faite à ce jour, mais le dialogue pourrait être reporté ou se dérouler avec une participation fortement réduite, ce qui risquerait d’en affaiblir la portée politique et symbolique.
Roger Amani
