Le président de l’Assemblée nationale est arrivé ce jeudi 19 février 2026 à Beni, chef-lieu provisoire de la province du Nord-Kivu, dans un contexte sécuritaire particulièrement préoccupant.
Accueilli à l’aéroport de Mavivi par le gouverneur militaire de la province, ainsi que par plusieurs députés nationaux et provinciaux élus du Nord-Kivu, Aimé Boji entame une mission dont les contours exacts restent très attendus par la population locale.
Cette visite intervient alors que la partie Grand Nord du Nord-Kivu fait face à une recrudescence des massacres de civils attribués aux rebelles des ADF (Forces démocratiques alliées).
Ces dernières semaines, plusieurs localités des territoires de Beni et de Lubero ont été endeuillées par des attaques répétées, provoquant de nouvelles vagues de déplacements et accentuant la psychose au sein des communautés.
Dans ce climat tendu, la présence du président de la chambre basse du Parlement soulève des interrogations : s’agit-il d’un simple déplacement institutionnel ou d’une mission stratégique destinée à évaluer la situation sécuritaire et humanitaire sur le terrain ?
Pour de nombreux habitants, cette visite doit aller au-delà du symbole politique et déboucher sur des décisions concrètes en faveur du renforcement de la sécurité et de la protection des civils.
Les attentes sont donc fortes. La population du Grand Nord espère que ce séjour permettra de porter haut ses préoccupations au niveau national et d’aboutir à des mesures urgentes face à la menace persistante des groupes armés.
Dieumerci Matu Chub
