À quelques semaines de la rentrée scolaire 2026, les marchés de fournitures scolaires tournent au ralenti à Bandundu, chef-lieu de la province du Kwilu. Une faible fréquentation des lieux de vente des sacs, chaussures, cahiers et autres articles scolaires est constatée depuis plusieurs jours, une situation que les commerçants attribuent principalement aux difficultés financières rencontrées par les parents d’élèves.
Une ronde effectuée ce jeudi 6 août 2026 dans plusieurs points de vente de la ville de Bandundu et ses environs a permis de constater une baisse considérable de l’engouement habituellement observé à cette période de l’année. Les vendeurs, qui espéraient une forte demande avant la reprise des cours, disent faire face à une situation préoccupante.
« Pendant cette période d’avant la rentrée scolaire, nous avons prévu de grandes quantités de marchandises, notamment des sacs, chaussures, cahiers et tissus d’uniforme. Mais les ventes ne suivent pas comme les années précédentes », a témoigné Jean-Fils Mampuya, commerçant à Bandundu.
Selon lui, cette faible activité commerciale s’explique par la précarité financière de nombreux parents, confrontés à la hausse des prix des fournitures scolaires malgré les fluctuations du taux de change.
Du côté des familles, la situation est également difficile. Mamina Lusamba, ménagère rencontrée lors de cette descente sur terrain, affirme que plusieurs parents peinent à réunir les moyens nécessaires pour préparer la rentrée de leurs enfants.
« Nous sommes incapables de répondre aux besoins scolaires de nos enfants par manque de moyens. Le salaire du mois de juillet n’est toujours pas disponible pour certains parents », a-t-elle expliqué.
Face à cette situation, elle appelle les vendeurs à faire preuve de compréhension en affichant clairement les prix des articles scolaires afin d’éviter les discussions liées aux coûts. Elle invite également les autorités provinciales et urbaines à s’impliquer davantage dans la régulation des prix, conformément aux mesures prises par le ministère national de l’Économie, afin de contribuer à la stabilité du pouvoir d’achat des ménages.
À l’approche de la rentrée scolaire, les acteurs du secteur espèrent une amélioration de la situation dans les prochains jours, alors que de nombreuses familles continuent de chercher des solutions pour assurer la scolarisation de leurs enfants.
Nkumu Patrick
