Le Collectif des journaliers de la Société nationale d’électricité (SNEL), direction provinciale de l’ex-Bandundu, a réclamé mercredi 12 août 2026 la régularisation de sa situation administrative. Les concernés ont déposé un mémorandum au siège de la SNEL à Bandundu, dans la province du Kwilu, pour demander la concrétisation du processus d’engagement annoncé par la direction générale.
Composé notamment de techniciens, d’agents administratifs et de commercialistes, le collectif affirme être maintenu dans une situation d’incertitude depuis plusieurs années, malgré les promesses faites par la hiérarchie de l’entreprise.
Dans leur mémorandum, les journaliers évoquent particulièrement le passage du directeur général de la SNEL, Teddy Mwamba, à Bandundu en mars dernier, à l’occasion de la treizième conférence des gouverneurs des provinces. Selon les manifestants, le directeur général les avait personnellement reçus et leur avait annoncé la publication prochaine d’un premier lot de journaliers dans le cadre du processus de régularisation.
« Dès la semaine suivante, un premier lot de journaliers serait publié dans le cadre du processus de régularisation », rapporte le mémorandum, citant les propos attribués au directeur général.
Plusieurs mois après cette annonce, les journaliers affirment n’avoir constaté aucune avancée concrète dans la régularisation de leur situation. Ils dénoncent ainsi une situation qu’ils qualifient de marginalisation et d’incertitude professionnelle.
Face à cette situation, le collectif sollicite l’implication des autorités compétentes, notamment celle du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, afin qu’une solution soit trouvée à leur préoccupation.
Les journaliers demandent également au directeur général de la SNEL de donner des instructions nécessaires à la direction des ressources humaines afin de permettre l’exécution de l’engagement annoncé à Bandundu.
Le collectif affirme par ailleurs disposer d’informations faisant état d’une instruction qui aurait été donnée au niveau de la direction générale concernant leur régularisation, mais dont l’exécution n’aurait pas encore été effective au niveau de la direction des ressources humaines.
Une situation qui, selon eux, entretient davantage l’incertitude parmi les travailleurs concernés.
Tout en privilégiant une issue institutionnelle, les journaliers préviennent qu’en l’absence de réponse à leurs revendications, ils pourraient envisager d’autres démarches légales et collectives pour faire entendre leur voix.
À travers ce mémorandum, les agents concernés de la SNEL Bandundu demandent ainsi à la hiérarchie de l’entreprise de clarifier leur situation et de donner suite au processus de régularisation annoncé.
Nkumu Patrick
