Quand tout semblait figé, que l’espoir s’étiolait dans l’ombre d’une prolongation incertaine, Chancel Mbemba a pris les clés du destin. À la 90e minute, d’un geste aussi simple que décisif, il a libéré un peuple. Son but face au Cameroun (1-0) ne représente pas seulement une victoire, il incarne la résilience d’une nation, la foi d’un groupe et l’âme d’un capitaine.
Au Barid Stadium, dans une ambiance tendue, les Léopards et les Lions Indomptables se sont livré un combat physique et mental. Il ne manquait qu’un héros. Mbemba, sans trembler, a écrit l’histoire. Sa frappe a franchi la ligne, et avec elle, les cris, les larmes et la fierté d’un peuple ont jailli dans tout le pays. Ce but met également fin à une malédiction vieille de 27 ans : la RDC n’avait plus battu le Cameroun depuis 1998.
Ce but dépasse le cadre du sport. Il réveille un rêve, celui de voir la RDC briller sur la scène mondiale. Dimanche 16 novembre, face au Nigeria, les Léopards joueront plus qu’un match, ils défendront une croyance. Car quand Mbemba parle, c’est toute une nation qui croit encore à l’impossible.
Emmanuel Kalasa
