L’appel lancé par la Société Civile Forces Vives du groupement Baswagha-Madiwe a trouvé un écho favorable auprès de la population. Ce samedi 6 juin 2026, des dizaines de jeunes, de femmes et de personnes âgées se sont réunis au cimetière de Mako-Manzali pour une vaste opération d’assainissement communautaire.
Organisée sous forme de salongo, cette activité avait pour objectif de nettoyer et d’entretenir ce lieu de recueillement où reposent les victimes du massacre perpétré par les rebelles ADF en juin 2024 dans le groupement Baswagha-Madiwe.
Pour les organisateurs, cette initiative s’inscrit dans le devoir de mémoire envers les personnes qui ont perdu la vie lors de cette tragédie. Elle vise également à préserver la dignité de ce site devenu un symbole de résilience pour la communauté.
« Nous ne pouvons pas laisser les tombes de nos frères et sœurs dans l’abandon. C’est notre responsabilité collective de préserver ce lieu et de montrer que nous ne les oublions pas », a déclaré le rapporteur adjoint de la Société Civile Forces Vives du groupement Baswagha-Madiwe.
La forte participation de la population a démontré son attachement à la mémoire des disparus ainsi que sa volonté de renforcer les liens de solidarité au sein de la communauté. Dès les premières heures de la matinée, les habitants se sont mobilisés pour désherber, nettoyer et assainir l’ensemble du site.
Au-delà de son caractère sanitaire, cette activité a constitué un moment de communion et de transmission des valeurs de solidarité, de respect et de mémoire entre les générations. Les participants ont souligné l’importance de préserver l’unité communautaire face aux épreuves traversées par la région.
Cette action citoyenne témoigne de la détermination de la population de Baswagha-Madiwe à honorer la mémoire des victimes tout en contribuant à la préservation d’un patrimoine mémoriel essentiel pour les générations futures.
Premiss Batita
