Les boissons alcoolisées fortement dosées ne sont plus de simples produits de consommation. Pour Daniel Mathou, jeune engagé de Beni au Nord-Kivu, elles représentent aujourd’hui des armes silencieuses, non pas destinées à bâtir, mais à détruire la jeunesse congolaise. Leur banalisation dans les milieux jeunes constitue une menace réelle pour l’avenir du pays.
Ces boissons affaiblissent le corps, émoussent l’esprit et provoquent un vieillissement prématuré. « Il n’est pas rare de voir un jeune de 20 ans en paraître 70 », alerte Daniel Mathou. Ce constat, visible dans les rues, les écoles et les foyers, ne peut plus être ignoré.
Mais l’alcoolisme va bien au-delà de la santé physique. Il est aussi un facteur de pauvreté. L’argent dépensé dans l’alcool pourrait être investi dans les études, les projets ou la prise en charge des familles. Ces distractions réduisent la capacité des jeunes à rêver, planifier et bâtir leur avenir.
Face à ce fléau, la jeunesse chrétienne a un rôle majeur à jouer. Elle est appelée à sensibiliser, à encourager le changement et à porter un message d’éveil. « Chaque jeune doit se rappeler qu’il est appelé à construire, à viser loin, à penser grand », insiste Daniel Mathou.
Le Congo a besoin de jeunes éveillés, capables de restaurer la paix et de porter des projets solides sur les plans économique, social, culturel et spirituel. Et selon lui, tout commence par un sursaut :
« Le pays ne se relèvera que si sa jeunesse se relève d’abord. », Il conclut par une vérité percutante : « Une seule personne éveillée peut réveiller mille endormis. Mais mille endormis ne peuvent réveiller une seule personne plongée dans l’inconscience. »
Jeunesse congolaise, réveillons-nous. Le changement commence par chacun de nous. Refusons d’être les complices silencieux de notre propre destruction. Soyons, comme le dit Daniel Mathou, l’espoir du Congo.
Dieumerci Matu Chub
