Les habitants de Mamové, un village de la localité de Babila Bakaeku, dans le groupement Batangi-Mbau (territoire de Beni, Nord-Kivu), se sont réveillés dans l’horreur ce dimanche 1er février 2026, à la suite d’une nouvelle attaque attribuée aux rebelles ADF.
Selon des informations confirmées par la société civile du Congo en territoire de Beni, l’attaque a débuté aux environs de 5 heures du matin. Les assaillants ont tué plusieurs civils, enlevé d’autres personnes, incendié des habitations et emporté des biens vers la forêt.
« C’était déjà l’ennemi ADF »
Contacté par la presse, Pierre Kambale Vyakuno, président de la société civile du Congo en territoire de Beni, a confirmé la gravité de la situation :
« Effectivement, c’était vers 5 heures du matin lorsque nous avons entendu des coups de balles. C’était déjà l’ennemi ADF. Il a tué plusieurs personnes, emporté d’autres et des biens. Les maisons ont été réduites en cendres », a-t-il déclaré.
Après cette première incursion à Mamové, les rebelles se sont ensuite dirigés vers Vuhira, un village situé à l’ouest de Samboko Tsanitsani, où une nouvelle attaque a été signalée.
« Ils ont également tué des civils, emporté des animaux domestiques et pillé des produits agricoles à Vuhira », a ajouté cet acteur communautaire.
La société civile locale déplore la non-prise en compte des alertes sécuritaires qu’elle dit avoir régulièrement transmises aux autorités compétentes, estimant que ces informations auraient pu permettre de prévenir le massacre de civils innocents.
Pierre Kambale Vyakuno appelle par ailleurs la population de Beni à renforcer la collaboration avec les services de sécurité, afin de contribuer à la neutralisation des groupes armés encore actifs dans la région.
Affrontements en cours, bilan encore provisoire
Jusqu’à l’après-midi de ce dimanche, des affrontements étaient toujours en cours entre les FARDC et les rebelles ADF dans la zone.
Aucun bilan officiel n’a encore été communiqué. Toutefois, deux corps de civils ont été déposés à la morgue de l’Hôpital Général de Référence d’Oicha, tandis que trois militaires blessés y reçoivent des soins. Selon des sources non officielles, le bilan humain pourrait être plus lourd.
