En marge de la Journée mondiale de l’hypertension artérielle, célébrée ce 17 mai, les médecins de Beni alertent sur une hausse préoccupante des cas dans la région. Qualifiée de « tueuse silencieuse », la pathologie s’impose désormais comme un problème majeur de santé publique.
Au Centre Hospitalier Virunga, le médecin directeur, Dr Josué Bakwanamaha, révèle que plus de 95 % des patients diagnostiqués souffrent d’hypertension artérielle essentielle. Si les causes précises de cette forme restent inconnues, plusieurs facteurs de risque sont bien identifiés : hérédité, âge, stress chronique, sédentarité et déséquilibres alimentaires.
Le danger, rappelle le spécialiste, réside dans l’absence de symptômes. Sans dépistage, la maladie attaque progressivement des organes vitaux. « Le cœur, les reins et le cerveau sont les plus exposés. À terme, l’hypertension non contrôlée peut provoquer un AVC, avec des conséquences souvent dramatiques », explique le Dr Bakwanamaha.
Pour contrer la progression, le médecin préconise des contrôles réguliers de la tension artérielle, même en l’absence de signes. Il mise aussi sur la prévention : pratiquer une activité physique, privilégier une alimentation équilibrée, réduire le sel, le sucre et les graisses, et bannir le tabac ainsi que l’excès d’alcool.
Les personnes déjà sous traitement sont appelées à respecter scrupuleusement les prescriptions médicales et à effectuer un suivi régulier afin d’éviter les complications.
À l’échelle mondiale, l’hypertension artérielle touche plus de 1,4 milliard d’individus, ce qui en fait la maladie chronique la plus répandue sur la planète.
Premiss Batita
