La tension monte dans le secteur éducatif à Beni. Réunis en assemblée générale le dimanche 12 avril 2026, les enseignants ont décidé d’entrer en grève, dénonçant un décalage flagrant entre les engagements du gouvernement et la réalité sur le terrain.
Au cœur de leur colère : le non-paiement du salaire du mois de mars, alors que le calendrier affiche déjà le 12 avril. Une situation que l’intersyndicale qualifie d’« incompréhensible », surtout dans un contexte où les autorités évoquent une augmentation salariale issue des accords de Bibwa.
« Il est difficilement compréhensible de parler d’augmentation de salaire alors que celui de mars n’est toujours pas payé », déplorent les représentants syndicaux, pointant une contradiction qui alimente frustration et méfiance au sein du corps enseignant.
Pour ces professionnels de l’éducation, la question ne se limite pas à une promesse d’amélioration salariale. Elle touche avant tout au respect des engagements de base, notamment la régularité de la paie. À leurs yeux, toute annonce de majoration perd sa crédibilité tant que les arriérés persistent.
Ce climat de défiance généralisée apparaît comme le principal déclencheur du mouvement de grève. Les enseignants conditionnent désormais toute reprise des activités à une régularisation effective des salaires impayés, seule capable, selon eux, de restaurer un minimum de confiance avec les autorités.
En attendant, les activités scolaires risquent de rester paralysées, au grand désarroi des élèves et des parents, pris en étau entre revendications légitimes et incertitudes prolongées.
Premiss Batita
