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CULTURE
Prémisse Batita

Publié le Mercredi 29 avril 2026

Nombre de lectures: 9

Beni : la danse, entre passion des jeunes et défis à relever

Chaque 29 avril, le monde célèbre la Journée internationale de la danse, une initiative lancée en 1982 par l’UNESCO pour promouvoir la danse comme un langage universel. Cette date rend hommage à Jean-Georges Noverre, figure emblématique dont l’héritage continue d’influencer les pratiques chorégraphiques à travers le monde.

Au-delà de sa dimension artistique, la danse s’impose comme un puissant vecteur de cohésion sociale. Elle rassemble des individus de différentes origines, brise les barrières culturelles et favorise le vivre-ensemble. Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et sociaux dans l’est de la République démocratique du Congo, elle apparaît comme un véritable outil de résilience, notamment pour les jeunes. Elle leur offre un espace d’expression, de créativité et parfois même une alternative face à l’oisiveté et aux dérives sociales.

À Beni, cette réalité est bien perceptible. Selon Kivalya Nickson, enseignant à l’Université Officielle de Semuliki et spécialiste en sociologie, la danse joue un rôle déterminant dans la construction identitaire des jeunes.

« Elle permet aux jeunes de se reconnecter à leur culture, de renforcer leur estime de soi et de tisser des liens sociaux solides. Elle peut également devenir une activité génératrice de revenus pour ceux qui s’y investissent sérieusement », explique-t-il.

En effet, de plus en plus de jeunes s’orientent vers la danse comme métier ou source de revenus. Entre prestations lors d’événements, compétitions, animation culturelle ou encore diffusion de contenus sur les réseaux sociaux, certains parviennent à valoriser leur talent. Toutefois, ce secteur reste encore peu structuré, avec un manque d’accompagnement institutionnel et d’infrastructures adaptées.

Malgré un potentiel évident, les défis restent nombreux à Beni. Les groupes de danse, souvent issus des quartiers et des milieux scolaires, évoluent dans des conditions précaires. Le manque d’encadrement professionnel, l’absence de financements, la rareté des espaces de répétition et la faible reconnaissance du métier freinent leur élan.

Face à ces difficultés, des initiatives locales émergent, portées par des associations et des collectifs de jeunes déterminés à promouvoir cet art. Des événements culturels et des formations sont régulièrement organisés pour encadrer et stimuler les talents.

Pour les acteurs du secteur, la célébration de la Journée internationale de la danse constitue non seulement un moment de valorisation, mais aussi un appel à l’action. Ils plaident pour une implication accrue des autorités locales et des partenaires culturels afin de structurer ce domaine et offrir de réelles perspectives aux jeunes.

À Beni, la danse apparaît ainsi comme bien plus qu’un simple divertissement : un levier de transformation sociale, capable de redonner espoir et dignité à toute une génération en quête d’opportunités.

Premiss Batita

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Prémisse Batita

Publié le Mercredi 29 avril 2026

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