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INSÉCURITÉ
Prémisse Batita

Publié le Samedi 25 avril 2026

Nombre de lectures: 138

Beni : la société civile de Baswagha Lubena alerte sur des abus lors des patrouilles nocturnes à Cantine et Mabalako

La Société Civile Forces Vives des villages Baswagha Lubena a exprimé de sérieuses préoccupations face aux abus présumés commis par certains éléments des forces de défense et de sécurité lors des patrouilles nocturnes dans les agglomérations de Cantine et Mabalako, en territoire de Beni.

Réunie le vendredi 24 avril 2026 à Cantine avec ses différentes composantes, cette structure citoyenne a d’abord salué les efforts déployés pour contenir la recrudescence des incursions armées dans la région. Elle a toutefois dénoncé plusieurs dérives qui, selon elle, fragilisent la confiance entre la population et les services de sécurité.

Selon les données présentées, plus de cinq cas de vols qualifiés ont été recensés au cours du mois d’avril 2026, sans qu’un suivi judiciaire efficace ne soit engagé contre les présumés auteurs. Parmi les faits marquants figure l’assassinat du jeune Ekoka Kitoko, dont le corps a été découvert le 8 avril dernier sur l’axe Métal, sa motocyclette ayant été emportée par des inconnus. Par ailleurs, des pratiques assimilées au charlatanisme ont été signalées au quartier Maendeleo, suscitant des appels à l’implication accrue des autorités coutumières.

La société civile dénonce également des pratiques qu’elle juge contraires à la loi lors des patrouilles nocturnes. Elle évoque notamment des fouilles corporelles abusives, des extorsions de fonds, des cas de rançonnement aux abords des lieux publics, ainsi que des détentions arbitraires accompagnées d’exigences financières imposées aux familles pour la libération des personnes interpellées. Des accusations de rétention illégale de motocyclettes et de comportements assimilés à des intérêts privés ont aussi été relevées.

Autre point d’inquiétude : la consommation de chanvre et de boissons alcoolisées par certains agents en plein service. Une pratique jugée incompatible avec les règles de discipline en vigueur au sein des forces armées et de la police.

Face à ces dérives, la Société Civile Forces Vives Baswagha Lubena estime qu’il y a une rupture du « mariage civilo-militaire », pourtant essentiel à une sécurité participative efficace. Elle rappelle que, même en période d’état de siège, les droits fondamentaux — notamment le droit à la vie, à la dignité et à l’intégrité physique — demeurent garantis par la Constitution.

Dans ses recommandations, cette organisation appelle au recentrage des patrouilles sur leur mission principale de protection des populations. Elle plaide également pour la mise en place d’un plan local de sécurité participative impliquant les leaders communautaires, la saisine systématique des juridictions compétentes en cas d’abus, ainsi que l’application de sanctions disciplinaires et pénales à l’encontre des agents fautifs.

Enfin, la société civile insiste sur la nécessité de renforcer la transparence dans la gestion des questions sécuritaires, notamment à travers la restitution régulière à la population des décisions issues des réunions de sécurité.

Cette prise de position intervient dans un contexte sécuritaire toujours fragile dans la région de Beni, où la collaboration entre civils et forces de sécurité demeure un enjeu crucial pour le retour durable de la paix.

Premiss Batita

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Prémisse Batita

Publié le Samedi 25 avril 2026

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