La ville de Beni fait face à une nouvelle flambée des prix du ciment et du carburant, une situation qui impacte fortement le quotidien des habitants.
Depuis plusieurs semaines, le coût de ces produits essentiels ne cesse d’augmenter, compliquant les activités de construction, le transport ainsi que plusieurs secteurs dépendants du carburant. Sur le terrain, de nombreux citoyens expriment leur inquiétude face à cette hausse jugée excessive.
La société civile locale hausse le ton ce jeudi 23 avril 2026 Son président, Pepin Kavota, déplore le silence des autorités face à cette situation qu’il qualifie de préoccupante.
Selon lui, la population est laissée à elle-même, sans mécanisme de régulation efficace pour encadrer les prix sur le marché.
« L’État semble absent alors que les prix ne cessent de grimper. La population souffre sans aucune protection », dénonce-t-il.
Pepe Kavota pointe également la monopolisation de certains produits par des opérateurs économiques, en majorité étrangers, une pratique qui favoriserait la spéculation et la hausse incontrôlée des prix.
« Lorsqu’un petit groupe contrôle l’approvisionnement, cela ouvre la voie aux abus et pénalise les consommateurs locaux », ajoute-t-il.
Face à cette situation, la société civile appelle les autorités à prendre des mesures urgentes pour réguler les prix, lutter contre les monopoles et protéger le pouvoir d’achat des habitants.
En attendant une éventuelle réaction des pouvoirs publics, les populations de Beni continuent de subir les conséquences de cette flambée, se sentant de plus en plus abandonnées à leur propre sort .
Premiss batita
