À l’occasion de la Journée mondiale contre le travail des enfants, célébrée le 12 juin de chaque année, le Parlement d’enfants de Beni a tiré la sonnette d’alarme sur la persistance du travail des mineurs et a appelé à un renforcement des mécanismes de protection de l’enfance.
S’exprimant à cette occasion, Georges Ngumayiri, porte-parole de cette structure, a rappelé que cette journée constitue un moment de sensibilisation et de plaidoyer en faveur des droits des enfants. Il a dénoncé la persistance du travail des mineurs, une pratique pourtant interdite par la législation congolaise.
Selon lui, la loi n’autorise l’exercice d’une activité professionnelle par un enfant qu’à partir de l’âge de 16 ans, sous certaines conditions précises, notamment avec l’autorisation des parents et du tribunal pour enfants. Toute activité exercée en dehors de ce cadre constitue une violation des droits fondamentaux de l’enfant.
« Le travail des enfants compromet leur éducation, leur santé et leur développement. Il est de notre responsabilité collective de veiller à leur protection », a-t-il souligné.
Georges Ngumayiri a également attiré l’attention sur la situation particulière des enfants vivant dans les zones affectées par les conflits armés dans l’Est de la République démocratique du Congo. Les déplacements massifs de populations et l’insécurité persistante exposent de nombreux enfants à l’exploitation économique et à diverses formes d’abus.
Face à cette réalité, le Parlement d’enfants appelle les autorités à renforcer les mesures de protection de l’enfance et à garantir un environnement sécurisé permettant aux enfants de grandir dans la dignité. Les parents ont également été invités à jouer pleinement leur rôle en évitant d’exposer leurs enfants aux dangers de la rue et aux activités susceptibles de compromettre leur avenir.
En conclusion, Georges Ngumayiri a rappelé que le développement du pays passe inévitablement par la protection des enfants et le respect de leurs droits fondamentaux.
Premiss Batita
