Le nombre de victimes de l’attaque attribuée aux rebelles ADF, survenue lundi dernier à Milyese sur l’axe Mbau–Mantumbi, en territoire de Beni, est désormais de cinq personnes tuées. Le chiffre, initialement annoncé à deux morts, a été revu à la hausse par la société civile du groupement Batangi-Mbau.
Parmi les victimes figure M. Matchozi Ngike, enseignant à l’Institut d’Oicha, porté disparu avec deux autres personnes. Sa moto a été incendiée par les assaillants, signe supplémentaire de la violence avec laquelle les rebelles ont opéré.
La société civile appelle les agriculteurs fréquentant les localités champêtres de Kinyamuseya, Mavete et Musandaba à une vigilance accrue, affirmant que l’ennemi aurait traversé de la partie sud vers le nord de la route Mbau–Mantumbi. Elle salue l’intervention des services de sécurité mais réclame leur renforcement en matériel sophistiqué afin de contrer efficacement les attaques.
« La carence en outillage limite l’action des forces de défense », a indiqué Jadot Mwendapole, rapporteur de la société civile du groupement Batangi-Mbau.
Pascal Nduyiri, à Beni
