À l'occasion de la Journée internationale contre l'abus et le trafic illicite de drogues, célébrée chaque 26 juin, les autorités de Beni ont réaffirmé leur engagement dans la lutte contre la consommation de stupéfiants, un phénomène qui touche de plus en plus les jeunes.
Alors que les Nations Unies estiment qu'environ 300 millions de personnes consomment des drogues à travers le monde, cette réalité préoccupe également les habitants du Nord-Kivu, où les conséquences sanitaires, sociales et sécuritaires deviennent de plus en plus visibles.
Le psychologue clinicien Eugène Vomba qualifie la consommation de drogues de véritable problème de santé publique. Selon lui, l'usage de substances illicites peut provoquer des troubles psychiques, notamment la dépression, des comportements agressifs et des conflits familiaux. Il souligne également que cette dépendance compromet l'insertion sociale et professionnelle de nombreux jeunes, principales victimes de ce fléau.
De son côté, la Police nationale congolaise reconnaît l'ampleur du phénomène à Beni et dans d'autres agglomérations du Nord-Kivu. Sa porte-parole, Yvette Kaseso, affirme que des opérations sont régulièrement organisées pour démanteler les réseaux de trafic de stupéfiants, interpeller les présumés trafiquants et réduire la circulation des drogues dans la région.
À l'occasion de cette journée de sensibilisation, les autorités, les professionnels de santé et les organisations de la société civile invitent les jeunes à renoncer à la consommation de substances illicites. Ils appellent également la population à collaborer avec les services de sécurité en dénonçant les trafiquants afin de contribuer à la protection de la santé publique et à la sauvegarde de la jeunesse.
La lutte contre la drogue reste un défi collectif qui exige l'implication des familles, des écoles, des services de santé, des forces de l'ordre et de toute la communauté pour prévenir ce phénomène et préserver l'avenir des générations futures.
Premiss Batita
