Des attaques meurtrières attribuées aux rebelles des ADF ont été signalées dans la nuit du samedi 30 au dimanche 31 mai dans la région de Beni, précisément dans le quartier Ngadi, ainsi qu’à Vemba et Masulukwede, dans la chefferie de Vemba. Ces incursions ont coûté la vie à plus de vingt civils.
D’après les rescapés rencontrés à Vemba, les assaillants ont, dès leur arrivée, capturé certaines victimes avant de les ligoter afin de les empêcher de donner l’alerte ou de solliciter l’intervention rapide des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Les mêmes sources indiquent que la majorité des victimes retrouvées sur les différents sites des massacres ont été tuées à l’arme blanche. Parmi les objets utilisés figureraient notamment des machettes, des haches, des houes et des bâtons.
Ces témoignages font également état d’une grande panique au sein de la population, plusieurs habitants ayant fui leurs habitations pour se mettre à l’abri après l’attaque.
Cette nouvelle tragédie plonge une fois de plus la région de Beni dans la consternation et le deuil, alors que les populations locales continuent de vivre sous la menace persistante des groupes armés actifs dans cette partie de l’est de la République démocratique du Congo.
Premiss Batita
