À l’occasion de la Journée internationale du zéro déchet, célébrée chaque 30 mars, la question de la mauvaise gestion des déchets refait surface dans la ville de Beni. Le manque de dépotoirs et de poubelles publiques demeure l’un des enjeux majeurs qui fragilisent l’assainissement urbain.
Dans plusieurs quartiers, les tas d’immondices ne cessent de croître, exposant les habitants à des risques sanitaires et environnementaux inquiétants. Cette situation découle à la fois du manque d’infrastructures adaptées et d’une faible sensibilisation de la population aux bonnes pratiques en matière de gestion des déchets.
S’exprimant au micro de la Radio Télévision Rwanzururu (RTR), Ebanda Likungu José, responsable de l’association Laguna SOS Déchets, alerte sur l’ampleur du problème. Selon lui, une grande partie de la population ignore encore la classification des déchets, rendant leur traitement encore plus complexe. Il appelle à renforcer les campagnes de sensibilisation, tout en invitant les femmes travaillant dans les marchés à s’impliquer davantage dans la gestion quotidienne des déchets.
Il recommande également l’application du principe des 3R réduire, réutiliser et recycler une approche durable qui contribuerait à réduire le volume des déchets, à protéger les ressources naturelles et à limiter les impacts environnementaux.
Face à cette situation persistante, plusieurs voix estiment que l’implication des autorités locales, alliée à la responsabilisation de la population, est essentielle pour assainir durablement la ville de Beni.
Premiss Batita
