Les fortes pluies enregistrées le 15 septembre 2026 à Bukavu ont entraîné d’importantes quantités de déchets plastiques vers la rivière Ruzizi, provoquant l’obstruction de la prise d’eau de la centrale hydroélectrique de Ruzizi 1.
La SNEL Sud-Kivu appelle la population à éviter de jeter les déchets dans les caniveaux, alors que des habitants s’interrogent sur les perturbations du courant électrique déjà observées dans plusieurs quartiers avant ces précipitations.
Dans une communication, la SNEL Sud-Kivu explique que les déchets abandonnés dans les caniveaux et les collecteurs sont emportés par les eaux de pluie vers le lac Kivu, puis vers la rivière Ruzizi. Leur accumulation au niveau de la prise d’eau de la centrale peut perturber le fonctionnement des turbines et entraîner une baisse de la production d’électricité.
Face à cette situation, la société appelle les habitants de Bukavu à adopter une gestion responsable des déchets et à ne plus utiliser les caniveaux comme lieux de déversement des ordures.
Cependant, plusieurs habitants affirment que les perturbations de l’électricité observées dans différents quartiers ne sont pas apparues avec les fortes pluies du 15 septembre. Ils rapportent des coupures régulières pouvant durer plusieurs heures, avec des horaires variables au cours d’une même journée.
Selon certains témoignages, le courant peut être interrompu dès 9 heures, revenir vers 13 heures ou 16 heures, avant une nouvelle coupure aux alentours de 18 heures et un rétablissement vers 21 heures. Ces témoignages alimentent des interrogations sur les causes exactes de ces perturbations.
À ce stade, ces préoccupations exprimées par les habitants ne permettent toutefois pas d’établir un lien direct entre les coupures enregistrées avant les pluies et l’obstruction de la prise d’eau de Ruzizi 1.
Au-delà de la gestion des déchets, certains habitants souhaitent néanmoins voir davantage d’actions préventives, notamment le nettoyage régulier des caniveaux, des collecteurs et des ouvrages exposés à l’accumulation des déchets. Ils estiment que ces mesures pourraient contribuer à réduire les risques lors des épisodes de fortes précipitations.
La situation met ainsi en évidence le lien entre la gestion des déchets, les réseaux d’évacuation des eaux et la protection des infrastructures hydroélectriques. Pour la population, l’enjeu reste désormais de connaître les causes des perturbations du courant et de renforcer les mesures préventives afin de limiter leur impact sur l’approvisionnement en électricité.
Bubasha Djuma Bob
