Les familles victimes des incendies récurrents enregistrés dans la ville de Bukavu vivent toujours dans des conditions difficiles et réclament une assistance urgente. Dans un message rendu public dimanche 4 octobre 2026, le mouvement citoyen Machozi ya Raiya appelle les autorités, les organisations humanitaires et les personnes de bonne volonté à venir en aide à ces ménages durement touchés.
Selon ce mouvement, plusieurs familles ont perdu leurs maisons ainsi que l’essentiel de leurs biens dans les incendies. Depuis ces sinistres, certaines peinent à subvenir aux besoins fondamentaux de leurs enfants, notamment en matière d’alimentation, de soins de santé et de scolarisation.
« Nous souffrons, mais pas tous avec la même intensité », estime Machozi ya Raiya, qui attire l’attention sur la situation des familles ayant tout perdu et qui ne disposent plus de moyens suffisants pour assurer leur quotidien.
Certaines familles auraient passé plusieurs nuits à la belle étoile, exposées au froid et aux intempéries. D’autres auraient été contraintes d’emprunter des bâches afin d’aménager des abris de fortune pour leurs enfants.
Cette situation affecte également la scolarité des enfants. D’après le mouvement, certains élèves ne sont plus en mesure de fréquenter régulièrement l’école en raison des difficultés rencontrées par leurs familles. Les problèmes d’alimentation et de santé viennent également aggraver la vulnérabilité de ces ménages.
Un besoin urgent d’abris et d’assistance
Machozi ya Raiya souligne également les difficultés rencontrées par les familles qui tentent de reconstruire leurs habitations après les incendies. Le mouvement affirme que certaines d’entre elles avaient commencé à rebâtir leurs maisons avec des moyens de fortune, notamment des planches et quelques tôles.
À Mulambula, sur l’avenue Pharmakina, l’organisation fait état d’opérations de démolition qui, selon elle, pourraient davantage fragiliser des familles déjà sinistrées.
Pour Machozi ya Raiya, ces ménages ont avant tout besoin d’un accompagnement leur permettant de retrouver un logement et de reprendre une vie normale après les incendies.
Le mouvement demande ainsi une mobilisation des autorités et des acteurs humanitaires afin de répondre aux besoins prioritaires des sinistrés, notamment en abris, alimentation, soins de santé et scolarisation des enfants.
Il appelle également les personnes de bonne volonté à ne pas rester indifférentes à la situation de ces familles, dont certaines se retrouvent aujourd’hui sans ressources après avoir tout perdu dans les incendies.
Bubasha Djuma Bob
