Une vive tension règne sur l’axe Ngoy–Bembey, en commune Shari, à Bunia. Les conducteurs de moto-taxis des quartiers Ngoy, Ndibakodu et Bembey dénoncent une « tracasserie pure et simple » qu’ils attribuent à certains éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Interrogés par la presse locale ce mardi 3 février 2026, les taximen font état de l’érection d’une barrière par des militaires FARDC à proximité du pont reliant les quartiers Bembey et Ngoy. Selon leurs témoignages concordants, chaque conducteur est contraint de payer 1 000 francs congolais pour parcourir une distance de moins de 200 mètres.
« Comment peut-on nous exiger 1 000 FC pour une si courte distance ? C’est un désordre bien organisé », s’indignent plusieurs taximen, qui disent se sentir pris au piège d’une pratique illégale et répétitive.
Cette situation a des répercussions directes sur le coût de la vie des habitants. La population locale affirme que la présence de cette barrière a entraîné une hausse notable des tarifs de transport. Une course autrefois facturée à 1 000 FC coûte désormais entre 1 500 et 2 000 FC, au grand dam des usagers.
Face à ce qu’ils qualifient d’abus, les conducteurs et les habitants appellent les autorités sécuritaires compétentes à intervenir sans délai. Ils exigent des explications claires sur les motivations de l’installation de cette barrière, mise en place depuis le dimanche 1er février 2026, et réclament la cessation immédiate de pratiques qu’ils jugent préjudiciables aux citoyens.
Élisée Katato
