Les tirages au sort des compétitions interclubs de la Confédération africaine de football (CAF) pour la saison 2025-2026 se sont tenus ce samedi à Dar es Salaam, en Tanzanie.
Le premier et le deuxième tour préliminaire de la Ligue des Champions et la Coupe de la Confédération ont désormais leurs affiches… sauf pour la République Démocratique du Congo (RDC), dont les représentants n’ont pas été officiellement désignés.
Comme prévu, la CAF n’a pas communiqué les noms des clubs congolais qualifiés. Une situation qui fait suite à la dernière décision du Tribunal arbitral du sport (TAS) concernant l’arrêt du championnat national de la Ligue 1. Le TAS avait en effet ordonné à la Fédération congolaise de football association (FECOFA) de reprendre le championnat pour déterminer sportivement les places qualificatives aux compétitions africaines.
Cependant, malgré cette décision, la reprise n’a pas eu lieu, laissant planer un flou total sur l’identité des équipes qui représenteront le pays.
Malgré l’absence de noms, le tirage a déjà fixé les confrontations pour les futurs représentants congolais :
• Ligue des Champions
Le champion national affrontera Rivers United (Nigeria) au premier tour préliminaire.
Le deuxième du championnat sera opposé à El Merreikh (Soudan).
• Coupe de la Confédération
Le vainqueur de la Coupe du Congo croisera le FC Djabal (Comores).
Le troisième du championnat défiera le FC Pamplemousses (Maurice).
D’après certaines sources, cette incertitude découlerait de la contestation du TP Mazembe au TAS. Le club de Lubumbashi avait saisi la juridiction sportive internationale pour protester contre l’arrêt anticipé du championnat, estimant que cette décision nuisait à l’équité sportive et à la désignation légitime des représentants en compétitions africaines.
Le TAS avait tranché en faveur de Mazembe, en demandant la reprise de la compétition. Mais l’absence de mise en œuvre de cette décision par la FECOFA a bloqué tout processus officiel de désignation.
À quelques semaines du début des compétitions, cette situation est préoccupante. Les clubs congolais risquent un manque de préparation face à des adversaires déjà connus et potentiellement mieux organisés. Elle soulève aussi des questions sur la gouvernance et la gestion du football congolais, alors que les compétitions continentales exigent une préparation logistique et sportive minutieuse.
En attendant une clarification officielle, le pays reste suspendu à la décision de la FECOFA et à la capacité des instances nationales à se conformer aux injonctions du TAS, sous peine de voir ses clubs pénalisés sur la scène continentale.
Emmanuel Kalasa
