La Confédération africaine de football (CAF) a mis, ce lundi 26 janvier, un terme à la controverse née lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 opposant le Maroc au Sénégal. En cause : l’utilisation répétée d’une serviette placée à proximité du gardien sénégalais, notamment lors des phases arrêtées, une situation qui avait suscité de vives réactions du camp marocain.
Durant la rencontre, des joueurs comme Achraf Hakimi et Ismaïl Saibari avaient dénoncé ce qu’ils estimaient être une manœuvre perturbatrice, susceptible d’influencer le déroulement du jeu dans un match à très forte pression.
Face à l’ampleur du débat, le Congolais Olivier Safari, responsable de l’arbitrage à la CAF, a tenu à clarifier la position de l’instance continentale. Selon lui, la serviette ne fait pas partie des équipements officiellement reconnus par les Lois du jeu. Sa présence relève donc de la responsabilité de l’organisateur du match.
Sans constituer une infraction directe au règlement, cette pratique pose toutefois un problème d’ordre éthique. La CAF souligne que toute utilisation visant à influencer psychologiquement les adversaires ou à perturber le jeu va à l’encontre de l’esprit du fair-play.
Olivier Safari a été catégorique : dès qu’un objet est utilisé pour influencer le jeu, il doit être retiré de l’aire de jeu. Un message fort qui traduit la volonté de la CAF d’encadrer davantage ce type de situations à l’avenir.
Cette prise de position pourrait ouvrir la voie à des directives plus strictes lors des prochaines compétitions, afin de garantir l’équité sportive, en particulier lors des matchs décisifs.
Élie Kanyeba
