Les répercussions de la décision de la Confédération Africaine de Football (CAF) n’en finissent pas de secouer le football Africain. Déclaré vainqueur sur tapis vert (3-0) face au Sénégal, le Maroc voit désormais les Lions de la Teranga défier cette sanction en portant l’affaire devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) à Lausanne.
Sur le terrain, le 18 janvier dernier, le Sénégal avait pourtant été battu 1-0 après prolongation. Mais la décision administrative de la CAF, qui a transformé une victoire sénégalaise en défaite officielle, a été jugée inacceptable par la Fédération sénégalaise de football (FSF). Le recours au TAS ouvre la porte à une possible révision de ce résultat controversé.
Au cœur du dossier, la loi 5 de l’International Football Association Board (IFAB) pourrait s’avérer déterminante. Cette réglementation stipule que les décisions de l’arbitre, y compris le score final, sont irrévocables une fois le match terminé. La question cruciale reste de savoir si le TAS jugera que cette disposition prévaut sur l’interprétation de la CAF.
Augustin Senghor, ancien président de la FSF et aujourd’hui membre du TAS, n’a pas caché son mécontentement « Substituer la CAF à l’arbitre de la finale est une violation flagrante des Lois du Jeu ! » a-t-il dénoncé. « Le Sénégal demeurera le vrai champion aux yeux de l’Afrique et du monde. Nous ne lâcherons rien. »
Avec ce recours, les Lions de la Teranga maintiennent la pression et relancent le débat sur l’autorité des instances continentales face aux normes internationales du football. Le verdict du TAS pourrait à terme réécrire un chapitre controversé de l’histoire de la CAN.
Elie Kanyeba
