La Société civile du Congo (SOCICO) a salué les déclarations de Modeste Bahati Lukwebo, deuxième vice-président du Sénat de la République démocratique du Congo, sur le débat relatif au changement de la Constitution. Dans un communiqué publié le 9 mars, l’organisation affirme que cette prise de position « était attendue depuis longtemps et rejoint les préoccupations défendues depuis plusieurs années par la société civile ».
Lors de sa conférence de presse tenue le 4 mars 2026 à Kinshasa, Modeste Bahati Lukwebo avait déclaré que « la RDC n’a pas un problème de textes juridiques, mais plutôt un problème d’hommes chargés de les appliquer ». Une position que la SOCICO estime pertinente dans le contexte politique actuel de la République démocratique du Congo.
Dans son communiqué parvenu à expressmedias.net, l’organisation souligne que « la République démocratique du Congo ne souffre pas d’un manque de textes légaux, mais plutôt d’un problème lié à leur application et à la volonté politique des dirigeants ».
Pour la SOCICO, le véritable défi pour le pays réside donc dans la mise en œuvre effective des lois déjà existantes.
La SOCICO rappelle que la RDC dispose déjà de nombreuses lois et régulations destinées à encadrer la gouvernance, la transparence et le développement durable.
Toutefois, selon elle, l’efficacité de ces textes dépend avant tout de la rigueur avec laquelle ils sont appliqués.
Selon l’organisation, cette situation met en évidence un problème récurrent : l’existence d’un cadre légal jugé suffisant, mais dont l’application reste limitée. Une lacune qui, d’après la SOCICO, freine le progrès du pays et réduit l’impact des réformes politiques et économiques engagées.
Face à cette réalité, l’organisation appelle les acteurs politiques à « continuer d’aborder les grandes questions du pays afin d’orienter la nation vers un développement harmonieux ». Elle insiste également sur la nécessité de renforcer le dialogue entre les institutions publiques et la société civile afin de consolider la gouvernance et la stabilité politique.
Par ailleurs, le contexte politique autour de Modeste Bahati Lukwebo reste marqué par une initiative parlementaire en cours. À Kinshasa, une pétition visant le deuxième vice-président du Sénat a déjà recueilli 28 signatures, dépassant le seuil de 22 signatures requis pour être jugée recevable.
Selon plusieurs sources parlementaires, les initiateurs poursuivent la collecte de signatures afin de renforcer le poids politique de leur démarche, à quelques jours de la reprise de la session parlementaire de mars. Si cette pétition est confirmée, le Sénat de la République démocratique du Congo devra se prononcer sur la suite à donner à cette initiative, ce qui pourrait ouvrir un débat institutionnel au sein de la chambre haute.
La SOCICO conclut en appelant à une mobilisation collective autour de l’application effective des textes légaux existants afin de promouvoir la stabilité institutionnelle, la transparence politique et le développement durable.
Elle estime que « la société civile, les institutions nationales et les dirigeants politiques doivent travailler de concert pour garantir que les textes légaux servent réellement le peuple congolais ».
Dieumerci Matu Chub
