Sept points saillants en prélude pour démontrer la duplicité dans cet alibi machiavélique de l'Union Sacrée, miroir du néo-Mobutisme :
- Quid de la belligérance ?La belligérance désigne l'état de guerre, et le belligérant désigne un État, un groupe ou un individu qui prend part à une guerre ou à un conflit armé ;
- La Constitution des États-Unis est née à la suite de la guerre d'indépendance des 13 colonies britanniques d'Amérique du Nord contre la Grande-Bretagne en 1783. Quatre ans plus tôt, soit en 1781, des délégués se réunirent à Philadelphie pour rédiger la constitution en vigueur, vieille de plus de 200 ans ;
- En droit constitutionnel, la Constitution des États-Unis est une constitution issue d'une révolution, ou mieux, d'une guerre de révolution ;
- La Constitution belge, adoptée le 7 février 1831 par le Congrès national, est la norme juridique suprême du pays. Née de la Révolution belge de 1830, elle a servi de modèle dans toute l'Europe au XIXᵉ siècle en instaurant un régime parlementaire novateur, suite à l'indépendance de la Belgique contre le Royaume-Uni des Pays-Bas. Elle est ensuite le fruit d'un compromis unique entre catholiques et libéraux ;
- La Constitution de la Cinquième République française de 1958 est issue d'une crise politique et institutionnelle interne, aggravée par la décolonisation en général et la guerre d'Algérie en particulier, sous l'impulsion du Général Charles de Gaulle ;
- La Constitution de la RDC de 2006 est issue de la révolution du 17 Mai, ayant mis fin à la dictature de Mobutu, à l'instabilité politique et institutionnelle, ainsi qu'à la guerre d'agression et fratricide de 1998 à 2002, sous l'impulsion du Président Kabila. Elle a été adoptée à l'issue du référendum populaire avec une CENI indépendante et des institutions issues du compromis politique de Sun City, réunissant toutes les couches sociales ;
- Si la Constitution américaine n'a jamais été changée en 200 ans, nonobstant la guerre civile entre les États du Nord et ceux du Sud, dont l'élément déclencheur fut l'élection de Lincoln, perçu comme hostile à l'esclavage.La gauche sous Mitterand n'a jamais tenté de changer la Constitution française parce que Charles de Gaulle fut de la droite.
Que les constitutionnalistes de l'Union Sacrée, dont la conscience est chargée par la corruption et le régime tyrannique de Tshisekedi, respectent le pacte républicain des Congolais, qui n'a que 20 ans donc moins âgé que Mboso, Mbata, Ngondankoy et compagnie.Cette constitution, issue d'une belligérance si nous devons accepter leur logique avait comme but de mettre fin aux frustrations de toutes les couches sociales après un dialogue inclusif sous la médiation de la communauté internationale. Cela nous a donné une fusion des aspirations de tout le monde et une ouverture démocratique qui a ouvert les cycles électoraux, le même cycle qui les a amenés au pouvoir.
La majorité des constitutions de la planète, en droit comparé, naissent après des querelles (belligérances), un pacte républicain et social signé pour l'harmonie et contre les divergences belliqueuses des parties (gauche, droite, libérale...) vouloir imposer une constitution privée, sans tenir compte de ces préalables, c'est une façon de préparer les insurrections, car on ne peut pas diriger une centaine de millions d'individus avec la seule volonté et l'humeur d'une seule personne, roi soit-il. L'époque des monarchies absolues étant obsolète.
Vouloir aujourd'hui cracher sur cette main qui vous a nourri pour faire ressurgir les méthodes mobutistes de jadis, avec comme ambition d'acquérir un pouvoir éternel, serait suicidaire, car l'issue risque d'être fatale.
Souvent, quand le pouvoir corrompt, il vous fait croire à l'invulnérabilité. Mais la flamme de la révolution, même allumée comme une bougie, finira par briller dans les cœurs du peuple congolais. Car, comme disait récemment le Raïs Kabila : « L'imposture a toujours un délai de péremption ».
C'est dans ce contexte que nous nous félicitons de la déclaration de nos princes de l'église qui rejetant toute démarche inopportune du changement de la constitution et appellons tous les congolais à la resistance conformément aux dispositions de l'article 64.
PUNGU LWAMBA Papy, Vice Ministre honoraire.
