Pendant que l’attention mondiale se portait sur le choc footballistique entre Barcelone et Newcastle, un drame silencieux se jouait au large des Comores. Selon un communiqué publié le 19 mars par les autorités Comoriennes, une embarcation de fortune transportant une cinquantaine de migrants a chaviré près de Mitsamiouli, provoquant la mort de 18 personnes, dont 16 ressortissants de la République démocratique du Congo et 2 Burundais.
Le récit des survivants est glaçant : le passeur les aurait abandonnés sur une plage en leur affirmant qu’ils avaient atteint Mayotte, leur destination finale. En réalité, ils se trouvaient encore au Comores. Quelques heures plus tard, l’embarcation a sombré. Trente personnes ont pu être secourues, tandis que quatre restent portées disparues, selon les autorités de Moroni.
Parmi les victimes congolaises figurent des originaires du Kivu, région meurtrie par les conflits, qui espéraient rejoindre Mayotte, département français d’outre-mer situé dans l’océan Indien. La direction de la sécurité civile des Comores a rendu publique la liste des défunts, confirmant l’ampleur de la tragédie.
Ce naufrage met une nouvelle fois en lumière les risques mortels liés aux traversées clandestines vers Mayotte. De nombreux migrants, notamment congolais, empruntent des itinéraires périlleux organisés depuis la Tanzanie par des réseaux de passeurs. Ces voyages, effectués sur des embarcations précaires, se soldent trop souvent par des drames humains.
Roger AMANI
