L’Association nationale des victimes au Congo (ANVC) a décidé de se séparer de son coordonnateur de la commune de Gombe, à Kinshasa, l’accusant d’avoir engagé l’organisation dans une initiative jugée incompatible avec ses orientations officielles.
D’après des informations recueillies auprès de l’administration de l’association, le responsable démis de ses fonctions aurait associé le nom et les insignes de l’ANVC à une procédure visant à contester un accord conclu entre la République démocratique du Congo et les États-Unis. Une démarche menée, selon les mêmes sources, sans autorisation préalable des organes habilités.
Une initiative jugée contraire à la ligne de l’organisation
Au sein de l’ANVC, cette action est perçue comme un écart par rapport aux missions définies par les statuts. L’association rappelle que son mandat porte principalement sur la défense des victimes, l’accompagnement social et le soutien aux politiques publiques en matière de justice et de réparation.
Dans cette logique, l’organisation affirme inscrire son action dans l’accompagnement des initiatives portées par le Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, notamment lorsqu’elles touchent aux intérêts des victimes et à la stabilité institutionnelle.
L’implication de l’ANVC dans une action perçue comme à connotation politique aurait ainsi suscité de vives réactions en interne. Certains membres évoquent un « usage abusif » de la personnalité juridique de l’association, susceptible d’entraîner des conséquences juridiques et de ternir son image.
Décision entérinée par le Conseil d’administration
Réuni le 25 février 2026 dans la capitale congolaise, le Conseil d’administration a acté la révocation du coordonnateur avec effet immédiat. L’ex-responsable est invité à restituer l’ensemble des biens et documents relevant de l’association.
L’ANVC précise qu’elle se réserve le droit d’engager d’éventuelles actions supplémentaires si les faits reprochés sont établis. Elle réaffirme, par ailleurs, sa volonté de demeurer fidèle à ses objectifs et de préserver sa neutralité institutionnelle.
