La tension diplomatique monte dans la région des Grands Lacs. Le Burundi a vivement critiqué le Qatar, l’accusant de freiner l’implication des États-Unis dans la résolution du conflit à l’Est de la République Démocratique du Congo. Cette déclaration est venue du ministre burundais des Affaires étrangères, Eduard Bizimana, ce dimanche 04 janvier 2026.
« Le Qatar joue un rôle néfaste. Par son influence et ses moyens financiers, il décourage l’action américaine face à la crise dans l’Est congolais », a déclaré Bizimana, pointant également du doigt le Rwanda, accusé de violer à plusieurs reprises l’accord de paix de Washington, censé baliser le chemin vers une désescalade dans la région.
Selon lui, Kigali poursuit ses incursions militaires en RDC, malgré les engagements pris. Il déplore l’inaction de Washington, pourtant garant de l’accord.
« Le Rwanda teste la patience du président américain, et il ne réagit pas. Pendant ce temps, des territoires congolais sont occupés », a-t-il martelé.
Kigali nie régulièrement toute implication dans la crise sécuritaire, malgré les preuves avancées par Kinshasa et certains acteurs régionaux. Le Qatar, de son côté, n’a pas encore réagi à ces graves accusations.
Le Burundi appelle la communauté internationale à sortir du silence, et à faire respecter les engagements signés pour éviter une escalade régionale aux conséquences imprévisibles.
Cette sortie musclée de Bujumbura révèle les frustrations croissantes des pays voisins, face à une crise qui s’enlise, et à une diplomatie internationale jugée lente, opaque et inefficace.
