À l'approche du coup d'envoi des Championnats du monde de cyclisme à Kigali, au Rwanda, la République Démocratique du Congo a annoncé que ses athlètes ne participeraient pas à l'événement.
Le boycott est motivé par des raisons de sécurité et le contexte de tensions persistantes avec le Rwanda.
Le secrétaire général de la Fédération congolaise de cyclisme, Jean-Claude Congolo, a expliqué que la section féminine de l'équipe nationale, basée à Goma, ne peut pas s'entraîner correctement en raison de l'insécurité. Le ministre des Sports, Didier Budimbu, a confirmé que "aucun cycliste ne se rendra à Kigali pour des raisons de sécurité".
Cette décision est un coup dur pour les sportifs congolais, dont les champions nationaux Jimmy Muhindo et Joël Kyaviro, qui voient leur rêve de représenter leur pays aux championnats du monde brisé.
Le boycott s'inscrit dans un contexte diplomatique tendu, Kinshasa accusant Kigali de soutenir le M23. Bien qu'un cessez-le-feu ait été signé, les combats sporadiques se poursuivent au Sud-Kivu, ce qui a eu un impact négatif sur le développement du cyclisme en RDC.
Dénis Ngalamulume