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MONDE
Stony Mulumba Sha Mbuyi, Directeur de publication

Publié le Samedi 13 décembre 2025

Nombre de lectures: 702

Déclarations d’un prédicateur ghanéen : fin du monde annoncée pour le 25 décembre 2025

Une annonce largement relayée sur les réseaux sociaux ces dernières semaines a suscité l’attention, la curiosité, mais aussi l’incompréhension et la controverse à l’échelle internationale. À l’origine de ce débat figure Ebo Noah, un prédicateur auto‑désigné originaire du Ghana, qui affirme que la fin du monde serait programmée pour le 25 décembre 2025, à la suite d’un déluge mondial similaire à celui décrit dans le récit biblique de Noé.

Ces déclarations, diffusées massivement sur des plateformes comme TikTok, Facebook, Instagram et X (anciennement Twitter), ont provoqué un vif débat médiatique et religieux, alimenté par des vidéos montrant la construction de structures qualifiées d’« arches » et des déclarations parfois alarmistes associées à sa prophétie.

Origines de la prophétie et contenu des déclarations

Selon les propos tenus par Ebo Noah dans diverses vidéos virales, il aurait reçu une révélation divine lui indiquant qu’un grand déluge mondial se produirait à partir du jour de Noël 2025. Pour se préparer à cette catastrophe annoncée, il aurait entrepris la construction d’une ou plusieurs grandes embarcations, inspirées selon lui de l’histoire biblique de Noé.

Dans de nombreuses vidéos visionnées des millions de fois, Ebo Noah se filme entouré de sympathisants, affirmant que des « signes » de ce déluge seraient déjà perceptibles et appelant des personnes à se rassembler autour de ses structures construites dans des zones rurales de son pays.

Réactions internationales — entre scepticisme, inquiétude et humour

La propagation de ces vidéos à grande échelle a généré des réactions très diverses. Certains citoyens, particulièrement dans les pays d’Afrique, ont exprimé leur inquiétude, cherchant à savoir si des actions concrètes devaient être entreprises.

Des observateurs religieux notamment pasteurs, imams ou théologiens, ont critiqué ces déclarations, estimant qu’elles ne s’appuient sur aucun fondement théologique solide. Plusieurs soulignent que, dans les traditions bibliques, Dieu a promis de ne plus jamais détruire la terre par un déluge (Genèse 9:11).

Des internautes ont relayés les messages avec humour ou moquerie, créant des mèmes, des parodies et des commentaires ironiques sur la possibilité d’un déluge global. Des communautés scientifiques et médiatiques ont dénoncé toute tentative de diffuser des messages alarmistes sans preuve objective, rappelant l’importance d’informations responsables et vérifiées.

Intervention des autorités et éventuelles implications publiques

Dans plusieurs pays, notamment au Ghana, l’ampleur prise par ces déclarations a poussé certaines autorités à envisager des mesures pour préserver l’ordre public et éviter la panique : des sources médiatiques indiquent que des responsables ont examiné l’opportunité d’intervenir auprès des services de sécurité pour éviter des rassemblements non autorisés ou des mouvements de masse prématurés.

Les experts en communication publique et en éducation à l’information ont rappelé que dans une époque dominée par les réseaux sociaux, des messages sensationnels peuvent se propager presque instantanément, indépendamment de toute véracité. Cela soulève des questions plus larges sur la responsabilité des utilisateurs, des plateformes et des autorités publiques dans la lutte contre la désinformation.

Cette affaire illustre de façon frappante la manière dont certaines croyances religieuses peuvent se mêler à des interprétations personnelles des textes sacrés et être amplifiées via les technologies numériques. Pour des millions de personnes, les convictions religieuses représentent une part essentielle de l’identité et du sens de la vie. Cependant, lorsqu’elles sont présentées comme des certitudes absolues concernant l’avenir immédiat de l’humanité, elles peuvent générer peur, confusion ou désorientation.

Les théologiens chrétiens et musulmans sérieux insistent qu’aucune prophétie fiable et vérifiable ne peut annoncer la fin du monde à une date précise, et que les textes religieux ne doivent pas être instrumentalisés à des fins sensationnalistes.

À ce stade, les déclarations d’Ebo Noah ne reposent sur aucun fondement scientifique, religieux institué ou vérifiable. Elles constituent un exemple de phénomènes sociaux contemporains : comment une personnalité peu connue peut, en quelques jours, devenir un sujet de conversation mondiale grâce à la viralité sur internet.

La date du 25 décembre 2025 approche, et il est essentiel que les citoyens s’informent auprès de sources fiables, évitent la panique et fassent preuve d’esprit critique face à des affirmations extraordinaires qui n’apportent aucune preuve tangible.

Ce type de débat, qu’il soit religieux, social ou médiatique, interpelle les sociétés modernes : comment concilier liberté d’expression, croyances personnelles, et nécessité d’une information responsable et fondée sur des faits avérés ?

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Stony Mulumba Sha Mbuyi, Directeur de publication

Publié le Samedi 13 décembre 2025

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