La Mutualité Banyamulenge-Ubumwe (BM-U), regroupant les membres de la communauté Banyamulenge résidant aux États-Unis d’Amérique, a publié un communiqué officiel daté du 17 janvier 2026 dans lequel elle dénonce avec vigueur ce qu’elle qualifie de déportation forcée, voire de génocide en préparation, visant les Banyamulenge du territoire d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo.
Adressé au président des États-Unis d’Amérique, Donald Trump, présenté comme médiateur entre la RDC et le Rwanda, le document exprime une condamnation ferme des actions attribuées aux autorités rwandaises. Selon la BM-U, ces dernières auraient entrepris des démarches sous couvert de mesures de protection visant à évacuer les Banyamulenge d’Uvira vers le Rwanda, une initiative que la mutualité considère comme une violation grave des droits humains et une menace existentielle pour cette communauté.
Dans son communiqué consulté ce lundi 19 janvier par Expressmedias.net, la BM-U affirme que, le 17 janvier 2026, des émissaires rwandais auraient convoqué l’ensemble des Banyamulenge, hommes et femmes confondus, à l’église méthodiste Nyamyanda, à Uvira. À l’issue de cette réunion, un ultimatum leur aurait été imposé, les sommant de quitter le territoire d’Uvira le 18 janvier 2026 à 10 heures précises. Le motif avancé serait une menace sécuritaire émanant du groupe Wazalendo et de l’armée burundaise.
La Mutualité Banyamulenge-Ubumwe rejette catégoriquement cette justification, qu’elle qualifie de propagande, et estime que l’objectif réel serait la déportation systématique des Banyamulenge vers le Rwanda. L’organisation affirme que cette situation expose gravement la communauté Banyamulenge à un risque de génocide et accuse le Rwanda de chercher à transférer la responsabilité de cette crise sur d’autres acteurs armés et étatiques de la région.
Face à ce qu’elle considère comme une urgence humanitaire majeure, la BM-U lance un appel pressant à la présidence des États-Unis ainsi qu’à l’ensemble de la communauté internationale afin que des mesures urgentes soient prises pour assurer la protection des Banyamulenge vivant à Uvira, à Minembwe et dans d’autres zones affectées par l’insécurité dans l’est de la RDC.
Le communiqué a également été transmis, pour information, au président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, ainsi qu’au président de la République du Burundi. Pour la Mutualité Banyamulenge-Ubumwe, seule une implication internationale rapide et impartiale pourrait prévenir une nouvelle tragédie humaine dans une région déjà marquée par des décennies de violences armées et de déplacements forcés de populations.
La BM-U conclut son message en réaffirmant son engagement à défendre les droits, la sécurité et la dignité de la communauté Banyamulenge, tout en appelant à une mobilisation internationale afin d’éviter une escalade aux conséquences irréversibles.
