Le Rassemblement pour la Souveraineté et la Démocratie (RSD), parti politique dirigé par le Dr Ivan Ilunga, a réagi à l'annonce du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, portant sur l'organisation prochaine d'un dialogue national inclusif, apaisé et résolument républicain.
Dans une déclaration politique publiée ce samedi 18 juillet 2026, le RSD dit accueillir favorablement cette initiative, qu'il considère comme une preuve de l'ouverture du chef de l'État au dialogue.
« Le Rassemblement pour la Souveraineté et la Démocratie a suivi avec une attention soutenue la déclaration faite par le cardinal Fridolin Ambongo, qui a confirmé la volonté du garant de la Constitution de convoquer un dialogue national inclusif. Le RSD s'en félicite et rend hommage au chef de l'État pour son sens élevé de l'écoute et son refus constant de fermer sa porte à toute discussion avec ses concitoyens », peut-on lire dans cette déclaration.
Toutefois, le parti du Dr Ivan Ilunga s'oppose fermement à une éventuelle participation de l'ancien président Joseph Kabila à ces assises nationales.
« Au regard des atrocités, des exactions, des tueries intempestives, des massacres de femmes et d'enfants ainsi que des rébellions dont notre peuple est victime depuis plus de trois décennies, nous demandons humblement au chef de l'État et aux pères de l'Église de ne pas accepter la participation de Joseph Kabila Kabange à ce dialogue », déclare le président national du RSD.
Le parti estime qu'un dialogue ne devrait pas ignorer la mémoire des nombreuses victimes des conflits ayant frappé la République démocratique du Congo.
« Rien ne peut justifier ni panser la plaie que notre peuple porte depuis toujours. Qu'allons-nous dire à la mémoire de tous ces Congolais morts sans l'avoir mérité, à leurs familles et aux orphelins laissés à leur triste sort ? », s'interroge le Dr Ivan Ilunga.
Tout en reconnaissant la nécessité d'un dialogue politique, le RSD appelle les organisateurs à faire preuve de responsabilité dans le choix des participants.
« Si la vie de la nation exige que l'on se parle, alors parlons-nous. Mais n'oublions jamais la mémoire de toutes ces victimes et les responsabilités de ceux que notre peuple associe à ces tragédies », conclut le président national du Rassemblement pour la Souveraineté et la Démocratie.
Denis Ngalamulume
