La situation sécuritaire demeure extrêmement préoccupante à Bule-centre, dans le territoire de Djugu, chefferie de Bahema Badjere, en province de l’Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo. De violentes détonations d’armes lourdes et légères ont été entendues ce mardi 10 février 2026, aux environs de 10 heures locales, provoquant une vive panique au sein de la population de ce centre de négoce stratégique.
Selon des sources locales contactées par Expressmédias.net, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont repris le contrôle de Bule-centre après plusieurs jours de repli. Cette reprise est intervenue à la suite d’intenses affrontements avec des éléments armés identifiés comme appartenant au groupe de la Convention pour la révolution populaire (CRP), qui occupaient temporairement la zone.
Les mêmes sources font état d’au moins deux civils blessés lors des échanges de tirs, dont une personne du troisième âge et un jeune adulte. Les victimes auraient été évacuées vers une structure sanitaire la plus proche pour recevoir des soins appropriés. À ce stade, aucune perte en vies humaines n’a été officiellement signalée, bien que la situation reste évolutive, les détonations se poursuivant par intermittence.
Ces nouveaux affrontements ravivent la psychose au sein de la population de Bule-centre, une localité déjà durement éprouvée par l’insécurité chronique qui secoue le territoire de Djugu. Les activités commerciales ont été brutalement interrompues, tandis que plusieurs familles ont fui leurs domiciles pour se réfugier notamment au site des déplacés de Savo, par crainte de nouvelles exactions des groupes armés.
Jusqu’à présent, aucune communication officielle détaillée n’a été faite par les autorités militaires. Toutefois, des sources locales indiquent que des mesures de sécurisation renforcées seraient en cours afin de stabiliser durablement la zone et d’empêcher toute nouvelle incursion armée.
En attendant, les habitants lancent un appel pressant aux autorités compétentes pour un renforcement permanent de la présence des forces de sécurité, condition indispensable à la protection des civils et à la reprise normale des activités socio-économiques dans ce centre de négoce vital pour la région.
Augustin Ndjabu
