Les déplacés installés sur le site de Savo, en territoire de Djugu, dans la province de l’Ituri, traversent une situation humanitaire alarmante. Depuis neuf mois, ces familles victimes des violences armées vivent sans assistance en vivres et non-vivres, ni accès à l’eau potable.
Selon l’Association des déplacés et victimes de la guerre en Ituri (ADVG), les conditions de vie sur ce site se sont considérablement détériorées. Les déplacés seraient contraints de consommer de l’eau de pluie, faute de sources d’eau potable disponibles.
« Il n’y a pas d’eau potable. Les déplacés consomment l’eau de pluie et vivent sans nourriture. Cela fait neuf mois qu’ils ne reçoivent aucune assistance », a déclaré Olivier Karba, porte-parole de l’ADVG.
La structure alerte également sur des cas de décès enregistrés au sein du site, attribués notamment à la malnutrition et au manque de médicaments.
« Il y a des personnes qui meurent suite au manque de nourriture », a-t-il insisté, soulignant l’urgence d’une intervention humanitaire.
La question de la pénurie de vivres et de produits non alimentaires dans plusieurs sites de déplacés en territoire de Djugu devient de plus en plus préoccupante. Depuis plusieurs mois, cette situation entraîne des pertes en vies humaines et accentue la vulnérabilité des populations déjà fragilisées par l’insécurité persistante.
Face à cette crise, les organisations locales appellent les autorités et les partenaires humanitaires à agir sans délai afin de prévenir une catastrophe humanitaire de plus grande ampleur.
Elie Makati
