Les dirigeants de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) ont entériné samedi une série de réformes financières destinées à assainir les finances de l’organisation régionale et à renforcer la discipline budgétaire de ses États membres.
Ces décisions ont été prises à l’issue du 25ᵉ sommet ordinaire des chefs d’État de l’organisation, tenu à Arusha, en Tanzanie.
Selon les informations rendues publiques à l’issue de cette rencontre, ces réformes visent notamment à revoir les mécanismes de contribution financière des États membres afin d’assurer un financement plus stable et équitable du fonctionnement de l’organisation.
S’exprimant lors du sommet, le président du Kenya et président sortant de l’organisation, William Ruto, a souligné la nécessité d’un partage plus équilibré des charges financières au sein du bloc.
« Les pays riches de la communauté et ayant des économies fortes doivent contribuer davantage. Et de cette manière, les pays qui ont de grandes économies et qui bénéficient plus vont contribuer davantage », a-t-il déclaré.
Pour les dirigeants de l’EAC, ces mesures devraient permettre de renforcer la viabilité financière de l’organisation et d’éviter les retards récurrents dans le paiement des contributions par certains États membres.
La Communauté d’Afrique de l’Est regroupe actuellement plusieurs pays de la région, notamment le Kenya, la Tanzanie, l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi, la République démocratique du Congo, le Soudan du Sud et la Somalie, engagés dans un processus d’intégration économique et politique visant à renforcer la coopération régionale.
