La riposte contre l’épidémie de maladie à virus Ebola se renforce dans la région avec la réception, à Kisangani, de 2 000 doses de vaccin destinées aux provinces de la Tshopo et du Bas-Uele.
L’information a été communiquée mardi par le chef de la Division provinciale de la Santé (DPS) Tshopo, Dr Bienvenu Ikomo, lors de la réunion de coordination de la riposte.
Selon le responsable sanitaire, la vaccination à Kisangani ciblera en priorité les personnels directement impliqués dans la réponse à l’épidémie, notamment ceux intervenant dans les zones de santé de Makiso, Kabondo et Mangobo.
Bafwasende : des préalables avant la vaccination
La situation de Bafwasende, l’une des zones de santé concernées par l’épidémie, reste au centre des préoccupations des autorités sanitaires. Des réflexions sont encore en cours en raison des difficultés rencontrées dans cette zone.
Avant le lancement de la vaccination, plusieurs opérations doivent être réalisées, notamment l’identification et la sensibilisation des personnels de première ligne, ainsi que le recensement des structures sanitaires ayant accueilli des patients confirmés positifs à Ebola.
Ces différentes étapes sont considérées comme nécessaires pour organiser la campagne de vaccination de manière appropriée et renforcer la protection des personnes les plus exposées.
Dix cas confirmés dans la Tshopo
La province de la Tshopo compte désormais dix cas confirmés de maladie à virus Ebola, selon les informations communiquées dans le cadre de la riposte.
Les équipes engagées sur le terrain restent toutefois confrontées à plusieurs défis, notamment la résistance communautaire, qui affecte certaines activités de réponse.
À Bafwasende, des agressions visant récemment des équipes de riposte ont notamment illustré les difficultés persistantes auxquelles sont confrontés les intervenants.
L’arrivée de ces vaccins à Kisangani constitue ainsi une nouvelle étape dans la lutte contre Ebola. La réussite de la campagne dépendra également de l’adhésion des communautés et de la collaboration entre les équipes sanitaires, les autorités locales et la population.
Gaston Bilambo
