Les syndicats des médecins de la Tshopo, le SYNAMED et le SYMECO, alertent sur les insuffisances dans les mesures de protection des professionnels de santé engagés dans la riposte contre l’épidémie d’Ebola. Dans un communiqué publié samedi 26 septembre 2026, ils réclament notamment le renforcement des équipements de protection, des effectifs médicaux et l’ouverture d’une enquête sur la contamination de trois médecins, dont le Dr Kingombe Victor, décédé des suites de la maladie.
Selon les deux organisations syndicales, plusieurs structures sanitaires seraient confrontées à un déficit d’équipements de protection individuelle, notamment les gants, ainsi qu’à des insuffisances en points d’eau et en solutions hydroalcooliques. Elles estiment que ces conditions augmentent l’exposition des prestataires au risque de contamination.
Le SYNAMED et le SYMECO dénoncent également ce qu’ils présentent comme une lenteur dans l’intervention des équipes de riposte après certaines alertes lancées par les structures de soins. Ils soulignent, par ailleurs, l’insuffisance du nombre de médecins formés et affectés dans les centres de prise en charge des patients atteints d’Ebola.
Une enquête réclamée sur les contaminations
Les deux syndicats demandent l’ouverture d’une enquête qu’ils souhaitent « approfondie, indépendante et documentée » afin de déterminer les circonstances de contamination des docteurs Kingombe Victor, Elenga Célestin et Nongo Sylvain.
Ils souhaitent notamment que cette nquête permette d’établir les conditions dans lesquelles ces professionnels ont été pris en charge et d’examiner les délais observés avant leur transfert vers le Centre de traitement Ebola (CTE).
Le SYNAMED et le SYMECO appellent également au renforcement immédiat des équipements de protection et des ressources humaines dans les CTE afin de mieux sécuriser les équipes médicales engagées dans la riposte.
Des mesures syndicales envisagées
Les deux organisations préviennent qu’en l’absence d’une réponse qu’elles jugeraient satisfaisante à leurs revendications, elles pourraient envisager des mesures syndicales pouvant aller jusqu’à « la suspension des prestations médicales non urgentes ».
Malgré ces préoccupations, le SYNAMED et le SYMECO réaffirment leur disponibilité à collaborer avec les autorités sanitaires pour améliorer les conditions de travail et de protection des professionnels de santé, tout en contribuant à la maîtrise de l’épidémie d’Ebola dans la province de la Tshopo.
Gaston Bilambo Kanyi
