Plus de onze ans après le début des massacres dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, la situation sécuritaire reste alarmante. À Beni, la classe politique locale a exprimé, ce lundi 29 septembre 2025, son ras-le-bol face à la répétition des tueries, malgré l’état de siège décrété en mai 2021.
Maître Ghislain Syaghuswa, cadre du parti Ensemble pour la République, a qualifié la gestion actuelle de « léthargique », pointant un manque de volonté politique à Kinshasa pour répondre efficacement à la crise.
Même son de cloche chez Bernard Kapitula, porte-parole de l’UDPS à Beni, qui évoque une possible complicité entre les ADF et le M23 dans les attaques contre les civils.
Pour sa part, Emmanuel Kalimuli de l’UNC appelle à une réforme profonde de l’armée nationale, en insistant sur l’éviction des éléments jugés infiltrés ou inefficaces.
Depuis 2014, les tueries, principalement attribuées aux ADF, ont causé des milliers de morts et déplacé des centaines de milliers de personnes, sans qu’une solution durable ne soit encore trouvée.
Pascal Nduyiri
