L’armée ougandaise se dit prête à amorcer son retrait des zones qu’elle occupe dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), marquant un tournant potentiel dans la coopération sécuritaire entre Kinshasa et Kampala.
Dans une déclaration publiée ce mercredi 25 mars 2026 sur son compte X, le général Muhoozi Kainerugaba, fils du président Yoweri Museveni et commandant des forces armées ougandaises, a affirmé que ses troupes sont « prêtes à se retirer de toutes leurs positions, de Lubero à Mahagi », en coordination avec le gouvernement congolais.
Déployées dans le cadre des opérations conjointes visant à neutraliser les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) et d’autres groupes armés locaux, les forces ougandaises sont présentes dans plusieurs zones stratégiques du Nord-Kivu et de l’Ituri. Leur présence, bien que justifiée par la lutte contre l’insécurité, a souvent suscité interrogations et critiques au sein de l’opinion congolaise.
Cette annonce intervient dans un contexte sécuritaire toujours instable dans l’est du pays, où de nombreux groupes armés demeurent actifs malgré les opérations conjointes menées ces dernières années. Elle pourrait traduire une réorientation stratégique ou une volonté de redéfinir les modalités de coopération entre les deux États.
Aucune précision n’a toutefois été donnée sur la date du retrait ni sur les mécanismes de transition sécuritaire. De leur côté, les autorités congolaises ne se sont pas encore officiellement exprimées à ce sujet.
Dans les zones concernées, notamment en Ituri et au Nord-Kivu, les populations restent attentives, espérant que toute reconfiguration militaire n’entraînera pas un vide sécuritaire susceptible d’être exploité par les groupes armés.
Augustin Ndjabu
