Les États-Unis ont condamné, vendredi 8 mai, une frappe de drone signalée à Mushaki, dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, tout en dénonçant également des violences rapportées près d’Uvira, au Sud-Kivu.
Dans un message publié sur le réseau social X par leur ambassade en RDC, Washington a appelé l’ensemble des parties impliquées dans le conflit dans l’Est de la République démocratique du Congo à la retenue, au respect strict du cessez-le-feu et à la priorisation du dialogue pour éviter une nouvelle escalade sécuritaire.
Sans attribuer directement la responsabilité des attaques, les autorités américaines ont insisté sur la protection des populations civiles, alors que la situation sécuritaire reste particulièrement volatile dans plusieurs zones de l’Est, notamment à Masisi et dans les environs de Uvira.
Cette réaction intervient à la suite de graves accusations formulées le même jour par Corneille Nangaa. Lors d’un point de presse tenu à Goma, le coordonnateur de l’AFC/M23 a affirmé que des drones « commandés par Tshisekedi » auraient frappé le marché de Mushaki, faisant plus de 20 morts et une soixantaine de blessés parmi les civils.
Cependant, ces chiffres n’ont pas encore été confirmés par des sources indépendantes. De son côté, Corneille Nangaa accuse Kinshasa d’avoir violé le cessez-le-feu établi dans le cadre du processus de Doha et affirme avoir saisi les médiateurs impliqués dans les discussions de paix.
Jusqu’à présent, aucune réaction officielle des autorités congolaises n’a été enregistrée concernant ces accusations ni sur les circonstances exactes de cette frappe présumée dans cette zone située à République démocratique du Congo.
Depuis plusieurs mois, le conflit opposant les FARDC aux rebelles du M23 dans l’Est du pays s’est intensifié avec l’usage de drones et d’autres moyens aériens, suscitant de vives inquiétudes sur la protection des civils, notamment dans les territoires de Masisi, Rutshuru et Nyiragongo.
Dieumerci Matu Chub
