Une situation d'urgence éducative et humanitaire est signalée à Lubumbashi, où se trouvent réfugiés des dizaines d'enfants victimes des violences dans l'Est de la RDC. Au total, 54 enfants déplacés de guerre, arrivés dans la capitale du Haut-Katanga en mars 2025, sont actuellement privés d'accès à l'éducation scolaire, ce qui fait craindre une déscolarisation durable et l'exposition au risque de délinquance juvénile.
Ces enfants innocents, arrachés à leurs foyers par les conflits, se trouvent dans une situation de grande vulnérabilité. Le fait qu'ils n'aient pas pu reprendre le chemin de l'école depuis leur arrivée il y a plus de sept mois constitue une grave violation de leur droit fondamental à l'éducation, d'autant plus que l'enseignement de base est gratuit dans les écoles publiques en RDC.
Face à l'inaction des structures d’encadrement formel, un effort citoyen a été initié. Paul Byamungu, porte-parole autoproclamé des déplacés, a pris l'initiative louable d’encadrer ces enfants. Son objectif principal est de leur dispenser des leçons basiques de lecture et d'écriture, les aidant ainsi à maintenir un lien minimum avec le savoir et à les épargner de la délinquance juvénile, un risque accru dans les environnements précaires.
Malgré la volonté et l'engagement de Paul Byamungu, les conditions dans lesquelles cet encadrement est assuré sont extrêmement difficiles et largement insuffisantes. Le manque de ressources matérielles constitue le principal obstacle à leur réintégration dans un cycle scolaire normal :
Manque Cruel d’Équipements : Ces 54 enfants manquent de tout le matériel essentiel pour la scolarité. Ils n'ont ni uniformes, ni cahiers, ni bics (stylos), ni souliers, ni sacs pour se rendre à l'école.
Cette absence d'équipements de base est un facteur d’exclusion. Elle crée une barrière matérielle de facto à l'exercice du droit à la gratuité de l'enseignement, qui, sans support logistique, reste une promesse inaccessible.
Cette situation interpelle fortement les autorités provinciales du Haut-Katanga, les agences des Nations unies (telles que l'UNICEF), et les organisations humanitaires locales et internationales.
Il est impératif d’agir rapidement pour assurer la scolarisation effective. Mettre en place les mécanismes nécessaires pour que ces 54 enfants déplacés soient immédiatement inscrits et accueillis dans les écoles publiques, conformément au principe de la gratuité.
Fournir, par ailleurs, une assistance matérielle complète. Lancer une opération urgente de collecte et de distribution de kits scolaires complets, d’uniformes et de souliers pour lever la barrière matérielle qui les maintient hors du système. Enfin, soutenir les initiatives locales. Apporter un soutien logistique et matériel à l'initiative de Paul Byamungu en attendant la scolarisation formelle.
La prise en charge de l'éducation de ces enfants n'est pas seulement une question humanitaire ; c'est un investissement dans l'avenir et un rempart contre le cycle de la violence et de la délinquance.
Stony Mulumba Sha Mbuyi
