FAUX. Contrairement aux rumeurs relayées ces dernières heures sur les réseaux sociaux par des comptes proches du M23/RDF, le coordonnateur provincial des Wazalendo au Sud-Kivu, William Yakutumba, est bien vivant.
Depuis la soirée du jeudi 6 août 2026, plusieurs publications annonçaient la mort du général autoproclamé William Yakutumba, chef de file de la coalition CNPSC et figure majeure de la résistance Wazalendo au Sud-Kivu. Après vérification, ces allégations sont fausses et relèvent de la désinformation.
Une vidéo récente contredit la rumeur
La preuve la plus récente qui invalide ces rumeurs date de ce vendredi 7 août 2026. Dans une vidéo authentifiée par notre rédaction, William Yakutumba apparaît en pleine activité sur le terrain.
On le voit participer, aux côtés des éléments des FARDC, à une opération de démantèlement des barrières illégales érigées sur la Route Nationale numéro 5 (RN5), sur le tronçon Uvira - Baraka.
L'homme, en tenue militaire, supervise les opérations et échange avec les militaires loyalistes, loin de l'image d'un homme décédé véhiculée en ligne.
Une opération officielle du Conseil provincial de sécurité
Cette opération de déguerpissement des barrières n'est pas une initiative isolée. Elle fait suite à une décision prise lors de la réunion du Conseil provincial de sécurité du Sud-Kivu, tenue le 3 août 2026.
Cette réunion s'était déroulée en présence du commandant de la 33e région militaire, le général de brigade Dunia Kashind Fabien, et visait à rétablir la libre circulation des personnes et des biens sur cet axe stratégique, fortement perturbée par la multiplication de postes de contrôle illégaux.
L'apparition de Yakutumba dans ce cadre officiel, aux côtés de l'armée régulière, confirme qu'il opère toujours dans son fief du Sud-Kivu et qu'il reste engagé dans les opérations sécuritaires conjointes FARDC-Wazalendo.
Verdict : Fausse information.
L'annonce de la mort de William Yakutumba est une fausse information. Elle s'inscrit dans une campagne de propagande et de guerre psychologique orchestrée sur les réseaux sociaux pour démoraliser les combattants Wazalendo et la population.
Roger AMANI
