L’artiste congolais Gims, de son vrai nom Gandhi Djuna, est sorti ce vendredi 27 mars de sa garde à vue après 48 heures d’interrogatoire. Le rappeur, interpellé mercredi 25 mars à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, doit désormais être présenté devant un juge d’instruction en vue d’une éventuelle mise en examen dans une affaire de blanchiment en bande organisée.
À sa descente d’avion, l’artiste a été immédiatement placé en garde à vue par les services spécialisés. Les enquêteurs le soupçonnent d’avoir joué un rôle dans un vaste dispositif de blanchiment international. Selon les premiers éléments, ce réseau reposerait sur un maillage de sociétés écrans implantées dans plusieurs pays, permettant de contourner la TVA et d’autres obligations fiscales françaises.
D’après les révélations du média Africa Intelligence, ces structures auraient servi à produire de fausses factures et à dissimuler l’origine de fonds issus d’activités illicites. Les autorités françaises cherchent à déterminer l’implication exacte de l’artiste dans ce mécanisme, décrit comme « organisé et transnational ».
La sortie de garde à vue ne marque pas la fin des ennuis judiciaires pour Gims. Sa présentation devant un juge d’instruction pourrait déboucher sur une mise en examen, voire sur des mesures de contrôle judiciaire. L’affaire, qui mêle célébrité et soupçons de criminalité financière, suscite déjà une forte attention médiatique.
Roger AMANI
