C’est une annonce à forte portée diplomatique. La République démocratique du Congo a officiellement fait savoir qu’elle entend briguer le poste de secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), un poste stratégique au cœur de la gouvernance de l’espace francophone.
L’annonce a été faite vendredi 30 décembre à Kinshasa, à l’issue du Conseil des ministres, par la ministre déléguée auprès de la ministre des Affaires étrangères, chargée de la Francophonie et de la diaspora congolaise.
Selon les autorités congolaises, l’élection du futur secrétaire général de l’OIF se tiendra les 15 et 16 novembre prochains au Cambodge, en marge du Sommet de la Francophonie. Les États membres seront appelés à désigner la personnalité qui dirigera l’organisation pour un nouveau mandat.
Parmi les noms évoqués figure celui de Louise Mushikiwabo, actuelle secrétaire générale de l’OIF et ressortissante du Rwanda, qui pourrait solliciter un troisième mandat. En annonçant sa candidature, Kinshasa affiche sa volonté de renforcer son poids diplomatique au sein de l’organisation, dans un contexte marqué par des relations tendues avec Kigali. À ce stade, la RDC n’a toutefois pas encore désigné la personnalité qui portera officiellement ses couleurs.
Cette initiative intervient alors que les tensions entre la RDC et le Rwanda restent vives, tant sur le plan diplomatique que sécuritaire. Kinshasa accuse Kigali de soutenir la rébellion de l’AFC/M23, active dans l’est du pays, où elle contrôle actuellement deux villes stratégiques.
Le Sommet de la Francophonie, prévu au Cambodge, réunira chefs d’État et de gouvernement autour des enjeux de gouvernance, de coopération, de paix et de promotion de la langue française. Il servira également de cadre à l’élection du prochain secrétaire général de l’OIF, dans un contexte géopolitique particulièrement sensible
